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Jean-Daniel Lajoie - Un barista de Québec dans l'élite canadienne

Un barista FARO dans l'élite
 

SOURCE 

DAVID RÉMILLARD
Le Soleil

(Québec) La ville de Québec aura son représentant au Championnat canadien des baristas - professionnels de la confection et du service du café -, tenu en fin de semaine à Toronto. Jean-Daniel Lajoie, de la Brûlerie de café de Québec, participera à cette compétition des plus... corsées.

Jean-Daniel Lajoie s'est passionné pour l'industrie du café en Australie.

LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE

Les baristas participants seront notamment jugés sur la propreté de leur poste de travail, le goût et la présentation du breuvage et leur habileté technique, comme par exemple à créer un motif avec la mousse de lait, ce qu'a fait M. Lajoie pour le bénéfice du photographe du Soleil.

LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE

Pas besoin d'aller en Italie pour trouver des baristas de calibre international. Seize Canadiens batailleront ferme dans la Ville reine, samedi et dimanche, dans le cadre du Canadian Coffee and Tea Show.

Parmi eux, Jean-Daniel Lajoie, barista à la Brûlerie de café de Québec, située rue Saint-Jean. «On est les seuls de la ville de Québec!» s'est réjoui le principal intéressé, joint par Le Soleil.

Âgé de 30 ans, M. Lajoie et trois autres baristas se sont qualifiés lors de la finale régionale de l'Est du Canada, tenue à Victoriaville la fin de semaine dernière. «Je suis vraiment fier de me rendre à Toronto pour la ville de Québec. On parle de Montréal ou de Toronto en termes de villes de café, mais Québec a vraiment sa place», a-t-il lancé, ajoutant que la capitale a de plus en plus de bons repères pour les consommateurs de café plus avertis.


Les règlements du championnat donnent le vertige. En 15 minutes, chaque participant doit présenter un café et ses origines à l'équipe de juges. Il doit ensuite confectionner quatre espressos, quatre cappuccinos et quatre spécialités - des créations inventées par les baristas. Ils seront jugés sur la propreté de leur poste de travail, le goût et la présentation du breuvage et leur habileté technique. Le vainqueur du grand concours sera automatiquement qualifié pour le Championnat du monde des baristas 2015, qui aura lieu à Seattle en avril.

La spécialité de Jean-Daniel est un macchiato au beurre de chèvre, framboise, bleuet, sirop d'érable et lavande. C'est du moins ce qu'il a concocté pour se tailler une place en finale. «Je ne sais pas vraiment encore ce que je vais préparer en fin de semaine. Ça peut changer», a-t-il dit.

Le barista émérite a fait ses classes en Australie en 2009 et 2010. Lors d'un voyage, il est tombé sur une formation qui l'a aussitôt passionné pour l'industrie du café. «[L'Australie], c'est un peu comme la Mecque du café. Quelqu'un qui travaille dans l'industrie là-bas, c'est un emploi très bien vu. Tu peux vraiment monter dans les échelons très facilement», a-t-il raconté.

À son retour à Québec, il a remarqué que «quelques endroits [offrant] des espressos buvables, faits de la bonne façon» avaient poussé. Selon M. Lajoie, peu de cafés connaissent les subtilités de la préparation du très populaire breuvage. Lui-même n'en avait aucune idée avant son expérience australienne. «Je ne savais pas c'était quoi les temps d'extraction, les standards, les dosages. Je ne savais pas comment décrire les saveurs d'un espresso, la torréfaction, la provenance des cafés. Ça passe beaucoup par l'éducation», a-t-il souligné, comparant le travail d'un barista expérimenté à celui d'un sommelier.