Le café

Première, deuxième et troisième vagues de café… Pas une quatrième svp

café art latte

De plus en plus, nous entendons parler de la troisième vague du domaine du café. En discutant avec la majorité des gens, j’ai réalisé que peu de gens savent réellement ce qu’est la troisième vague. Les gens mélangent les cuissons pâles, l’attitude,  les mouvements de café indépendant et la connaissance du café avec la troisième vague. Et certaines personnes qui parlent de troisième vague ne savent pas vraiment d’où elle vient. Car devinez quoi, avant la troisième, il y a eu une première et une deuxième vagues. Pour faciliter la compréhension, nous pourrions changer le mot« vague » par « grand mouvement » dans le marché du café.


La première vague

Pour mettre en lumière la première vague, il faut remonter aux années de guerre. Durant la Première et la Deuxième guerre mondiale, le café représentait surement l’une des rares douceurs de la journée chez les soldats. Fait intéressant, durant ces années records de production de café vert, la presque totalité des récoltes brésiliennes était acheminée vers les l’effort de guerre, créant ainsi une rareté au Canada et aux États-Unis. Et puisque le café est une « drogue » si bonne, une fois de retour aux pays, les millions de soldats ont ramené avec eux cette nouvelle habitude. La première vague représente donc la découverte du café et l’intégration dans son alimentation au quotidien. 


café infusion espresso filtre

La deuxième vague (Après 1970)

Avec ce nouveau marché qui explose, les compagnies rivalisent de stratégies pour mettre de l’avant leur café. La deuxième vague représente donc deux principaux mouvements. Les nouvelles formes d’infusions et informer le consommateur sur l’origine du café. (N’est-ce pas révolutionnaire!) L’espresso devient la norme en Europe et le café filtre s’impose en Amérique. Certains pays développement même des sceaux de qualité. Pensez à Juan Valdez. (Il me manque celui-là…)


La troisième vague (2000 à aujourd’hui)

café infusant

La troisième vague représente l’effort déployé par toute la chaîne de production pour mettre en valeur le produit. Faire une approche plus « sommelier »  avec l’information sur le grain, le fermier, la botanique, le terroir et les différents procédés. Connaître l’origine des grains, c’est bien, mais quand on y pense, ça ne veut pas dire grand-chose si nous ne sommes pas précis. C’est comme dire, « mes pommes préférées sont les Ontariennes ». Heu… toutes les sortes de pommes? De toutes les régions? Peu importe comment tu les manges ou les cuisines? La troisième vague s’est donc intéressée aux différentes méthodes et régions de culture. Bref, comprendre comment ça fonctionne réellement pour arriver à une meilleure tasse. Principalement grâce aux torréfacteurs indépendants et aux baristas dans les cafés indépendants qui mettent en valeur le terroir à chaque infusion (Avec passion d’ailleurs!!!). L’accès à l’information a également facilité la transmission des connaissances. (Je ne parlerais pas de l’effet « mode » ; ) )  Maintenant, il faut « tout simplement » maitriser toutes ces informations et apprendre à les décomposer et les remettre en perspective. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons développé la ligne de produits « torréfaction limitée ». Limitée de par son nombre et dans le temps. Car un des premiers principes que les gens ont tendance à oublier, c’est que le café est issu d’un fruit et que les récoltes changent dans le temps (comme le vin!). C’est pourquoi il faut gouter jour après jour (dur métier me direz-vous!).


En terminant, j’espère simplement que la quatrième vague ne sera pas celle des capsules…